Politique

Annonce de 1 000 emplois dans les Ardennes, altercations avec les riverains et polémique autour de Pétain... On vous résume la journée d'Emmanuel Macron dans les Ardennes

08 novembre 2018 à 06h07 Par Manon Lo-Voï
Crédit photo : Elysée

Une journée marathon pour le Président de la République qui est passé par Charleville hier dans le cadre de son itinérance mémorielle...

Visite présidentielle. Emmanuel Macron était à Charleville-Mézières ce mercredi 7 novembre dans le cadre de son itinérance mémorielle pour le centenaire de la fin de la première Guerre Mondiale. Il a profité de son déplacement dans les Ardennes pour visiter les anciens locaux de PSA aux Ayvelles, où le groupe Cévital promet de s’implanter prochainement. Un projet industriel avec de nombreux emplois à la clé qu’a tenu à saluer le Président de la République :

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Le projet porte sur l’installation d’unités de production d’équipements et de traitement de l’eau. Un investissement de près de 250 millions d’euros qui créerait à terme selon le groupe Cévital plus d’un millier d’emplois dans les Ardennes.

Emmanuel Macron a ensuite présidé un Conseil des ministres délocalisé à la Préfecture de Charleville, un conseil voulu sur le terrain, dans le cadre d’une véritable opération de reconquêtes des territoires. Néanmoins à l’issue de la réunion, aucune grande annonce locale ou nationale n’a été faite.

Et puis le président de la république a été interpellé à plusieurs reprises par les Ardennais dans la rue qui n’ont pas manqué de lui faire part de leur mécontentement :

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Une colère que le Président de la République a dit avoir compris. Ecoutez Emmanuel Macron :

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Le Président a demandé à son gouvernement de travail sur des alternatives pour les Français qui ne peuvent se passer de leur voiture pour aller travailler.

Enfin, Emmanuel Macron a également créé la polémique à Charleville en justifiant sa volonté de rendre hommage au Maréchal Pétain lors de l’hommage rendu aux chefs militaires de la première guerre ce samedi 10 novembre aux Invalides à Paris. Une déclaration sur laquelle est revenue mercredi soir le porte-parole du gouvernement dans une tribune. "Nous avions annoncé que nous honorerions les maréchaux de la Grande Guerre. Certains en ont déduit que Pétain en faisait partie. Ce n’est pas le cas", promet Benjamin Griveaux qui évoque une "confusion" après les propos d'Emmanuel Macron.