Municipales à Charleville : un candidat dépose plainte après des menaces

Damien Lerouge, candidat à la mairie de Charleville-Mézières, dit être la cible d'insultes et de menaces.

Modifié : 21 janvier 2026 à 17h25 par
Damien Lerouge
Crédit : Facebook Damien Lerouge

À l'aube des élections municipales 2026, les récits de candidats ou d'élus qui subissent des menaces ou du harcèlement sont devenus monnaie courante. 

Damien Lerouge, candidat de l'Union de la gauche à la mairie de Charleville-Mézières, a annoncé avoir déposé plainte mardi 20 janvier à la suite de menaces.  

Menaces personnelles

"Depuis quelques jours, mes affiches sont régulièrement dégradées, couvertes d’insultes et de menaces, notamment des menaces de mort", a écrit sur ses réseaux sociaux le candidat, encarté au Parti socialiste. 

"On a souvent des commentaires sur les réseaux sociaux, tant que ça reste sur des opinions politiques, ça ne vous touche pas. Mais quand ça touche sa personne, on se dit qu'il faut quand même faire attention à soi. Il y a aussi l'entourage à côté, on a une vie privée, ma famille a parfois peur pour moi", témoigne le candidat.

Ces menaces jouent sur la manière de mener sa campagne. 

"Ne plus être seul sur le terrain. Avoir quelqu'un en permanence avec soi. On peut tomber sur quelqu'un qui ait envie d'en découdre parce qu'il ne partage pas les mêmes idées. Que ce soit les élus ou candidats, on n'a pas à subir de telles choses."

Protection des élus

Des mesures visant à protéger les élus ont été mises en place par l'Etat, comme l’expérimentation de boutons d’appel d’urgence. 

Ce bouton d’alerte permet à l’élu, d’une simple pression, de déclencher un appel vers une personne préalablement désignée s’il se sent menacé ou en difficulté. Dans les Ardennes, ce dispositif a par exemple été remis par le Préfet à Aude Serein-Pober, maire d’Évigny, pour une durée de trois mois, renouvelable.